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MADAME LUCIE
VASER A FRANCHI
SES PLUS HAUTS SOMMETS |
Généralement, on
entend dire que la personne est partie. Oui, elle est
partie. Elle n’est plus là, mais elle n’a abandonné
personne. Elle a rejoint son étoile !
…« Familiarise-toi avec l’idée que la mort n’est rien pour
nous…… or, la mort est la privation complète de cette
dernière… » (la sensation) »…
EPICURE (341-270
av. J.C.)
Extrait de la Lettre à Ménécée
« Doctrines et Maximes » 1965 pp.98-101.
…
« … ce en vue de quoi un immense effort a été accompli par
nous dans la vie écoulée ; de sorte que cette absence même,
celle qui m’est à présent prescrite, s’accompagne d’un
heureux espoir, et pour tout homme aussi qui estime prête sa
pensée, en quelque sorte, purifiée. »…
SOCRATE répond à
PLATON (427-347 av. J.C)
… vie de
famille, mouvements associatifs, dévouement, opinion jamais
dissimulée, paraît-il ! Elle avait encore, dans les yeux et
dans le geste, quelques jours avant de tirer sa dernière
révérence au monde d’En Bas, cette vivacité qui donnait
d’elle une image dynamique malgré son grand âge et malgré
des tracas de santé dont elle ne se plaignait jamais.
Le village de Séez est plongé en un deuil quasi perpétuel.
Dans un village de montagne, ainsi, tout le monde se connaît
depuis si longtemps ou presque. C’est un peu mon impression,
depuis que j’aie un « pied d’été » ici…! Un décès, un départ
passent rarement inaperçus. On accompagne le défunt ou la
défunte le cœur serré. Lorsque l’on ne connaît pas toute sa
vie, l’on se dit intimement : « A-t-elle (il) bien vécu,
compris la vie, connu la joie, le bonheur, peut-être les
sacrifices, afin de partir, sans crainte de la mort cet
examen de passage que l’on nomme de la manière que l’on
veut…?…On pense à elle ou bien à lui, on prie pour elle ou
bien pour lui, afin que la Grande Porte s’ouvre sur la
Lumière Eternelle. Puis on pense, discrètement, qu’un jour,
cela sera notre tour.
Ce n’est pas depuis l’an 2000 que l’homme invite à s’y
préparer, à mieux comprendre et accepter cette inéluctable
loi cosmique, quelle que soit l’heure, quel que soit le
jour, le moment. Si j’ai cité Socrate qui enseignait Platon,
si j’ai cité quelques fragments d’Epicure, c’est presque
pour nous rassurer. Car, les plus grands philosophes nous
ont déjà, depuis des siècles, mis sur la voie d’une
meilleure compréhension de l’homme multidimensionnel.
L’univers de la pensée reste donc la plus belle des
libertés. Lucie le savait. Je crois qu’elle me comprenait,
comme elle comprenait autrui ! Dans ses yeux, un sens de
l’observation que l’on savait remarquer ou pas, avec cette
pertinence très humaine que l’on aurait aimé connaître avant
! J’ai ressenti Lucie un peu comme une artiste !
Notre Association l’a honorée de sa reconnaissance et
Monsieur Jean-Louis Grand lui a rendu l’hommage d’un éloge
vibrant. Les responsables du Jardin Botanique du Col du
Petit Saint-Bernard, CHANOUSIA, lui avaient composé un
magnifique petit jardin orné des fleurs de là-haut. Celles
qu’elle aimait tant.
Michèle
MacHenin-Murzilli
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