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GRANDE RENCONTRE VALDOTAINE

Dites-vous bien que, même si vous n’êtes pas valdôtain ou valdôtaine, vous avez bien le droit de vous sentir attiré par l’esthétique de la Vallée d’Aoste et ses filles les vallées adjacentes, ses beautés, le talent de ses bâtisseurs, son histoire, ses légendes. A chacun ses amours !… et le bonheur de participer chaque année à la :

GRANDE RENCONTRE VALDOTAINE

Elle a  32 ans ! Le rouge et le noir flottent au vent léger, sur fond d’azur, de verdure et de rochers, que l’oxyde de fer colore localement en brun, tirant sur le jaune au soleil.  Dimanche 5 août 2007. Pas un nuage dans le ciel valdôtain. Beau fixe pour les photographes et la télévision. Beau temps pour tout le monde. Rappelons que le village de Rhèmes se trouve à mille deux cent mètres d’altitude, dans la vallée nommée Valgrisenche et qu’il est dominé par de hautes montagnes, faisant partie du PARC NATIONAL DU GRAND PARADIS. Brève description pour ceux qui ne connaissent pas. Paysage d’une beauté pareille ne s’oublie jamais ! L’Homme dans le paysage. Le paysage dans l’Homme !

Messe chantée, avec la participation du Chœur de la Maîtrise de Rhèmes, dans la belle petite Eglise Paroissiale (de style baroque) de Saint-Georges. Inutile, peut-être,  de rappeler la visite de Sa Sainteté Benoît XVI pendant les vacances d’été 2006. Car ce fut un « évènement d’une grande portée historique pour cette petite église, qui conserve aujourd’hui, en souvenir de ce jour unique, une chasuble dorée, don du Saint Père à la paroisse », ainsi qu’une grande bénédiction, pour le village et un merveilleux honneur pour les habitants du Valgrisenche. C’était une Journée de Prière et de Pénitence pour la paix au Moyen-Orient et elle était, bien entendu, présidée par le Pape en personne.

Revenons à la suite, de ce beau dimanche. C’est notre Présidente Madame Jacqueline Viérin-David, très émue, qui déposa la gerbe au monument aux morts, moment  émouvant pour tous, jeunes et moins jeunes.

Lors d’un débat ouvert avec le Président de la Région Monsieur Luciano CAVERI, l’Assesseur au budget et aux finances Monsieur Aurelio MARGUERETTAZ, l’Assesseur à la Santé Monsieur Antonio FOSSON et l’Assesseur au Territoire et à l’Environnement Monsieur Alberto CERISE, le public pouvait également faire quelques interventions intéressantes et poser de nombreuses questions, après avoir entendu le Président CAVERI donner un large aperçu de la vie politique et économique de la Vallée durant l’année écoulée, suivi d’une projection relative à ces importants sujets.



Les valdôtains ont le sens du travail et du courage. Tout est fait avec goût et une ardeur typiquement montagnarde. C’est inné. Aussi étaient-ils une bonne centaine pour aider avec bonne volonté et bon cœur à l’organisation et au déroulement de cette grande fête. Sept cent cinquante convives à servir, desservir. La plonge, ensuite,  pendant le reste de la journée. Pas le plus drôle, mais quelle ambiance !

 

En ce qui nous concerne,  l’ASSOCIATION VALDOTAINE DE SAVOIE étant en plein développement, beaucoup de mérite revient aux membres du Bureau ainsi qu‘aux bénévoles séerains. Nous sommes heureux d’accueillir toujours de nouveaux membres, d’origine valdôtaine  ou valdôtains par le mariage.

Les besoins, pour aider, choyer, aimer, faire connaître ou reconnaître, secourir autrui dans tous les sens du terme, se faisant ressentir, tant que l’on est vaillant, il faut le faire. Notons au passage, l’importance de la démarche associative, indispensable à la pérennité d’une culture, voire d’une ethnie toute entière. Aussi, j’aime adresser à tous ces membres bénévoles qui ont le don de soi-même en toutes circonstances, mon admiration, ainsi que mes plus vifs remerciements au nom de tous les valdôtains, membres ou organisateurs toujours présents

 !


Votre chroniqueuse de service, avec soixante-quatre années de pérégrinations enrichissantes sur le plan « culture générale »,  ne voudrait pas mourir, non plus, sans avoir participé à votre si touchante épopée. Car on est bien peu de chose, chaque matin, mon amie la rose m’en informe lorsqu’un souffle inattendu fait crouler ses pétales sur le gazon.

Et puis, pour ceux qui n’étaient pas là, ceux que je regrette particulièrement, ceux que je ne connais pas, je cite : « Les affinités donnent à la vie une valeur infinie » (Wilhelm v.Humboldt)

 

Vers la fin du repas, de jeunes garçons valdôtains distribuèrent un magnifique ouvrage intitulé « RHEMES SAINT GEORGES - Pays du Val d’Aoste », d’une grande richesse documentaire et qualité. J’ai beaucoup d’admiration pour l’Imprimerie Valdôtaine pour la finesse de ses impressions et ses quadrichromies impeccables. Encore un travail fait avec bons soins. Madame Laura Cossard, Syndic, dans sa présentation, évoque son espoir de « susciter intérêt, respect et amour pour notre communauté, car c’est à travers ces valeurs que nous pourrons bâtir un avenir digne de nos ancêtres ».

Après le repas, qui fut un peu long, beaucoup se dirigèrent vers le bal-musette aux tonalités particulières à la localité, avec Erik Bionaz et son accordéon. Toujours un moment agréable, pendant lequel on aimerait bien retrouver ses vingt ans et ses énergies. Plus de jeunes du côté valdôtain que du côté savoyard.

Une magnifique exposition par l’Ecole de Coveyrand nous donnait une idée claire du quotidien des Alpins, ainsi que des ramoneurs valdôtains. Analogie avec les petits ramoneurs savoyards, lorsque les valdôtains se rendaient dans le Piémont, bien entendu, ils n’avaient ni quatre-quatre, ni quads, et descendaient à dos de mulet. Ils allaient faire du « beuille » (argent) pour gagner leur vie, faire halte à Aoste, et acheter « le trôfio » (vêtements) ou marchandises qu’ils revendaient. Ou bien, demander la main d’une jeune fille, avec la condescendance qu’avaient les jeunes hommes à cette époque (1850/68 environ).

Un groupe de musique traditionnelle valdôtaine, très belle, anima la Fête, tout le long de la journée, pendant le repas, mais également sur le parvis de l’immense chapiteau blanc.

Par contre, nous souhaitons bon rétablissement, à ce pauvre papi qui a fait un malaise, immédiatement pris en charge par le Médecin de secours. Ce genre d’accident étant souvent à prévoir, quand on a un peu trop mangé, un petit peu bu et eu quand même bien chaud. Et puis, on devient plus fragile lorsque l’on n’a plus vingt ans ! Alors, attention, les fêtes peuvent se finir très mal !

En ce qui nous concerne : Courage ! Suivons sans hésiter la voie qui nous est tracée, dans le respect des valeurs auxquelles nous croyons à notre manière. Soyons bons avec nous-même et avec les autres et acceptons enfin la vie comme elle vient… les bons moments et ceux un peu plus difficiles, chacun ayant son fardeau à porter, ponctué de petits bonheurs et puis aussi de très grands bonheurs ! Inutile de compliquer ce qui est simple, beau et recevons aimablement ce qui nous est offert (ce qui n’est pas toujours facile…).

… Todzor avouè lo poudzo valdoten !…

Michèle MacHenin-Murzilli
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