Visitons déjà le Fort de Bard....

Vue d'un sommet
avoisinant
"Surtout,
écoutez bien ce que je vous écris ce soir" : car je vous
invite à devancer le Grand Rassemblement en Vallée d’Aoste
au mois de juin et à découvrir le Fort de Bard et son
village médiéval. J’ai bien compris qu’après avoir été un
haut-lieu militaire et de défense, Bard est devenu un grand
Musée des Alpes où l’on pourra déambuler ou voler au-dessus
des Alpes de rêve, puis revenir dans les Alpes de la
réalité, quelques heures plus tard !"

Le fort de Bord
au soleil couchant
Bon ! Suivez le Guide, Mesdames et
Messieurs, s’il vous plait : nous allons assister à une
véritable olympiade de la culture, en essayant selon nos
perceptions personnelles et sensorielles, de pénétrer dans
un nouvel univers esthétique et émotionnel.
D’abord, il faut savoir qu’en mettant
beaucoup de moyens plus ou moins sophistiqués au service de
la réhabilitation du Fort de Bard et grâce à la contribution
financière du Fonds Européen de Développement Régional d’une
part, du Fonds de Rotation de l’Etat, ainsi que de la Région
Autonome Vallée d’Aoste, et le concours des programmes
communautaires réf. DOCUP OB. 97/99 et 2000/2006, d’autre
part, nous pourrons apprécier la valeur patrimoniale de ce
haut-lieu valdôtain.

Le fort de Bard
vu du coté-ouest
Et voici que, après ma propre visite
virtuelle sur le Site lui-même, il va falloir se préparer à
une époustouflante découverte culturelle globale, avec
l’enchantement que vont vous procurer les divers moyens
visuels, audiovisuels et réels dans plusieurs domaines. Le
« Musée des Alpes » avec tous ses espaces didactiques près
desquels, d’ailleurs, nous redeviendrons les p’tits écoliers
de la nouvelle « Vallée Culture ». Nous serons alors là,
grâce à votre Association Valdôtaine de Savoie.

Vue du haut
du Fort direction Aoste
Mais, prenons la machine à remonter le
temps. Juste trois mille ans avant Jésus-Christ. Des
archéologues trouvent les premières traces humaines dans les
gorges de Bard. C’est l’époque préhistoire dite
« énéolithique - période où l’on commence à utiliser le
cuivre, sauf erreur ». La demoiselle, là-bas, n’est-elle pas
Ethnologue et Professeur d’Histoire ? Elle me pardonnera ce
rapide survol et mon texte compressé.
« Et les premiers vestiges d’ordre culturel remontent au
deuxième millénaire av.J.C. : il s’agit de gravures
rupestres retrouvées sur les roches polies situées au pied
du Fort et de pierres à cupules qui documentent la pratique
de rituels propitiatoires*. L’étroit passage entre la Doire
et le rocher à pic a, de tout temps, constitué un parcours
obligatoire pour pénétrer en Vallée d’Aoste. Le tracé de la
route, taillée en grande partie dans la roche, date de
l’époque romaine : cette portion de la voie consulaire des
Gaules, construite après la soumission définitive des
Salasses (25 av. J.-C.) a conservé d’imposants restes
archéologiques (arcs, substructures, ponts sur le torrent,
remparts) ». (Site Ford de Bard - Le Bourg)
Lorsque j’étais petite, vous vous souvenez, je vous ai dit
que je détestais l’Histoire. Depuis bien longtemps, c’est le
contraire. Mais là, ce sera vraiment bref :

Vue du Bourg
de Bard
" En 1242, le
château de Bard passe directement sous la domination
savoyarde ".
" En 1661, le Duc Charles-Emmanuel fait démanteler les
places fortes de Verrès et de Montjovet et transférer toutes
forces armées du Duc de Savoie en Vallée d’Aoste ".
" En 1800, Napoléon est de
passage. Il vient du Grand Saint-Bernard ! Il fait raser au
sol le " vilain castel de Bard ".
" En 1827, on fait reconstruire le Fort et les travaux
durent jusqu’en 1838 ".
Bard s’est toujours bien défendu, mais
guère avec Napoléon ! A la fin du XIXème siècle, son déclin
s’annonce. Il est ensuite voué à être une prison, puis il
est transformé en dépôt de munitions. Et depuis 1975, il
n’est plus domaine militaire, mais fait partie du Patrimoine
Régional. C’est tout récemment (2003-2005) que de très
importants travaux de restauration et de mise aux normes de
sécurité, accès, stationnements, ascenseurs sont réalisés.
Et l’inauguration officielle a lieu le 13 janvier 2006
exactement. Je ne vous l’apprends sûrement pas. Je révise
avec vous ! C’est pour repasser le Bac que j’ai loupé en
1960. Je voulais faire ethno-socio-philo. J’ai tout raté !
Ainsi, nos « petsou berdzè », mais aussi
les plus grands vont pouvoir, avec leurs écoles modernes,
venir s’en instruire. Et puis, nous, les valdôtains émigrés,
mais associés, ce sera une occasion sacrée de nous
retrouver.
« Mais, chuuut, écoutez bien le Guide,
Messieurs-Mesdames ! »…
Michèle
MacHenin-Murzilli
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droits réservés à l'auteur
Merci aux Choeurs de VERRES qui accompagne cette
chronique de son magnifique chant "Le déserteur"

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